Ça bouge dans le secteur santé. Comme vous le savez, chez SELL&SIGN on est adepte du « zéro papier » ; on s’intéresse aux actions qui vont dans ce sens. Présentée dans le plan Santé 2022 en avril 2019, l’ordonnance électronique est actuellement en test dans trois villes. À l’ère du papier, saviez-vous que près d’un milliard de prescriptions étaient imprimées chaque année en France ? Plusieurs pays de l’Europe l’ont déjà adoptée, la e-prescription arrive en France en 2020 pour une généralisation en 2022.

L’ordonnance électronique, comment ça fonctionne ?

Pour faire simple, le médecin établit sa prescription depuis son logiciel, sous format électronique donc. Dans un premier temps, il imprimera toujours l’ordonnance, qui contiendra un QR code. Ce code représente la sécurisation et l’unicité de la prescription. Le format électronique de l’ordonnance pourra s’intégrer dans le DMP du patient : le Dossier Médical Partagé dématérialisé, fourni par l’Assurance Maladie. Ensuite, muni de son ordonnance, le patient choisit un pharmacien qui pourra scanner le QR code pour accéder aux données numérisées de la prescription.

Si le pharmacien distribue un médicament générique au patient, il en sera mention dans le dossier électronique. Le médecin aura ainsi accès à l’information de cette substitution. Une fois que le pharmacien enregistre sa dispensation, le dossier est ensuite automatiquement transmis à l’Assurance Maladie comme aujourd’hui. Le patient comme le médecin peut accéder à tout moment à l’ordonnance électronique. Cela permettra au médecin de suivre au plus près les maladies chroniques de ses patients par exemple.

Outre les économies de papier à terme, les e-prescriptions

  • sécurisent ainsi les données de santé
  • empêchent leur falsification
  • évitent les erreurs éventuelles de lecture des ordonnances
  • affranchissent de l’égarement de l’ordonnance par le patient

Vers le « zéro papier » en pharmacie ?

On ne se débarrasse pas si facilement de l’ordonnance papier. Pour l’instant, elle servira de support au QR code. L’objectif petit à petit est bien sûr de l’éliminer totalement et de généraliser l’e-prescription. Mais techniquement, cela nécessite un temps d’adaptation.

Premièrement, les logiciels utilisés par les médecins doivent obtenir un agrément afin de pouvoir effectuer des ordonnances électroniques valides. Ensuite, le contrôle unilatéral de l’Assurance Maladie sur la base de données sécurisée soulève des questions de la part des médecins. Enfin, même si le DMP a connu une progression en fin d’année dernière (+6 millions !), on est encore loin de son utilisation systématique.

Depuis 2018, trois départements français testent l’ordonnance électronique ; le Val-de-Marne, la Maine-et-Loire et la Saône-et-Loire. On attend actuellement un premier bilan de la part de la CNAM des premières 70 000 e-prescriptions enregistrées.

Une chose est sûre, nous sommes convaincus depuis longtemps du « zéro papier », c’est bien pour cela que SELL&SIGN existe d’ailleurs. Notre contribution dans la santé est notre partenariat avec les laboratoires pharmaceutiques, qui gèrent leurs contrats et les font signer de façon totalement électronique avec notre solution.

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